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POINT DE VUE

Comment apprécier la valorisation des déchets ? Une question urgente non encore tranchée à l'échelon européen et à laquelle la FNADE apporte ses premières pistes de réflexion...

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2005, UNE ECHEANCE CLEF

...pour une incinération toujours plus respectueuse de son environnement

Fin 2005, tous les incinérateurs, sans exception, seront soumis à de nouvelles normes, toujours plus strictes en matière de rejets et de protection de l'environnement. Une évolution notable, à laquelle contribue grandement l'ensemble des exploitants français, et pour laquelle ils s'engagent.

1991-2003 : des mesures qui ont entraîné une forte diminution des émissions

L'arrêté ministériel du 25 janvier 1991, relatif aux installations de résidus urbains (qui remplaçait l'arrêté de 1986 et transcrivait en droit français les directives européennes des 8 et 21 juin 1989), avait pour objectif de prévenir la pollution atmosphérique en provenance des installations d'incinération. Il imposait un système de traitement des fumées plus performant pour tous les incinérateurs avec des valeurs limites d'émission pour la plupart des polluants; si les dioxines n'en faisaient pas partie, la mise en place de ces dispositions a néanmoins eu pour effet leur diminution. Les installations nouvelles étaient, dés leur mise en service, soumises à cet arrêté, tandis que les usines existantes de capacité supérieure à 6 tonnes/heure devaient s'équiper avant le 1er décembre 1996, et celles inférieures à 6 tonnes/heure avant le 1er décembre 2000.

Compris entre 6 et 10 ans, les délais d'application pour les installations existantes étaient raisonnables, ce qui n'a pourtant pas empêché certaines installations, notamment les petites usines d'incinération, de prendre du retard : la lourdeur des coûts pour la collectivité, la complexité de sprocédures pour les communes et les délais nécessaires à la construction de nouvelles usines en sont à l'origine.

Aujourd'hui, les 123 usines d'incinération françaises sont toutes conformes à la réglementation en vigueur. Mais les retards d'hier ne devront pas se reproduire pour le passage à la nouvelle réglementation, fixé le 28 décembre 2005 soit trois ans seulement après sa publication.

C'est pourquoi, les exploitants d'incinérateurs français réunis au sein du SVDU (87% du tonnage total de l'incinération des déchets ménagers) s'engagent et affirment, par une campagne d'information, leur volonté de ne plus exploiter un seul incinérateur non conforme à l'échéance de fin 2005.

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2003-2005 : une mise à de nouvelles normes engagée par les exploitants

A l'horizon 2005, conformément à l'arrêté ministériel du 20 septembre 2002 qui traduit en droit français la directive européenne du 4 décembre 2000,une nouvelle réglementation -réclamée par les professionnels depuis 5 ans - va enfin être mise en oeuvre. Une obligation de résultat a été fixée pour les dioxines : les incinérateurs devront désormais rejeter moins de 0,1 ng I-TEQ/Nm3 et émettre ainsi moins de dioxines... que les feux domestiques (selon les estimations du SVDU, les incinérateurs produiront moins de 22 g I-TEQ/an en 2006 tandis que la combustion résidentielle du bois naturel émet aujourd'hui 28 g I-TEQ/an [source : "Facteur d'émission, émission de dioxines, de furannes et d'autres polluants liés à la combustion de bois naturels et adjuvantés", Ineris, février 2000 - télécharger le document] )!

D'ores et déjà, les exploitants français ont pris les dispositions pour être prêts à temps. Le 28 juin 2003, date prescrite par l'arrêté ministériel du 20 septembre 2002, les études de mise de conformité des usines exploités par les membres du SVDU ont été remises au ministère de l'Environnement. Objectif : lister l'ensemble des actions à effectuer sur les usines existantes pour apporter les garanties de respect des nouvelles exigences environnementales que sont en droit d'attendre les populations.
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Les normes 2005 en détail

Ce que l'on nomme communément "norme" pour l'incinération n'est pas à proprement parler une norme, mais désigne plutôt un ensemble d'obligations réglementaires auxquelles sont soumis les exploitants d'incinérateurs. L'arrêté ministériel du 20 septembre 2002 impose ainsi à toutes les installations d'incinération (pour tous types de déchets) :

- des valeurs limites d'émissions de rejets gazeux, aqueux et solides ;

- des paramètres opératoires : obligation de maintien des gaz pendant au moins 2 secondes à une tzempérature supérieure ou égale à 850°C ;

- des contrôles périodiques (tous les 6 mois) des rejets pour les dioxines et métaux lourds (tous les 6 mois), et en continu pour les autres paramètres ;

- un contrôle d'absence de radioactivité pour les déchets admis ;

- une surveillance de l'impact environnemental au voisinage de l'installation.


Les valeurs limites à l'horizon 2005   Cliquez-ici

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