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Quelle maîtrise pour quels impacts ?

Les garanties offertes par les usines font de l’incinération un mode de traitement des déchets ménagers sûr pour l’environnement et la santé des populations. La modernisation récente du parc et le strict respect des « normes » correspondent aux dernières recommandations des experts et des scientifiques.

Comment sont maîtrisés les polluants libérés par l’incinération ?

L’ensemble du parc français d’incinérateurs est équipé de systèmes de traitement des fumées développés par des spécialistes pour capter ou détruire les polluants provenant des ordures et révélés par la combustion : gaz acides (acides chlorhydrique - HCI - et fluorhydrique - HF), oxydes de soufre (SOx), métaux lourds (plomb chrome cuivre manganèse, arsenic nickel cadmium mercure...).
Des dispositifs complémentaires tels que l’injection de charbon actif ou de produits ammoniaqués assurent la réduction des dioxines ou des oxydes d’azote (NOx).

Le saviez-vous ?
Par son comportement, chaque citoyen peut aussi contribuer à réduire la charge de certains polluants et, par voie de conséquence, la consommation de réactifs et la quantité de refioms. Il lui faut pour cela veiller à ne pas mélanger avec ses ordures ménagères des déchets toxiques (ce qu’on appelle les DTQD - Déchets Toxiques en Quantités Dispersées - et notamment les piles et les batteries qui sont d’importants pourvoyeurs de polluants chimiques).

Maîtrise de l’impact sanitaire

Les déchets ont toujours suscité des craintes. De ce fait, l’incinération est certainement l’une des activités industrielles qui a été et qui est parmi les mieux étudiées et surveillées. Les experts scientifiques auteurs d’études sur l’impact sanitaire, concluent que pour des installations conformes à la réglementation en vigueur - comme le sont les 123 usines du parc français actuel - les risques associés peuvent être considérés comme négligeables. Les risques calculés (malgré des facteurs pénalisants à chaque incertitude) sont en effet bien inférieurs aux risques rencontrés dans la vie de tous les jours (accidents domestiques, automobile, intoxication alimentaire...).

Dans ce contexte, tout lancement d’une nouvelle usine est précédé d’une étude d’impact spécifique qui permet de valider ces résultats dans les conditions locales. L’autorisation d’exploiter n’est octroyée qu’au vu des résultats satisfaisants de cette étude.

Ces calculs seront confirmés par la surveillance de l’impact sanitaire effectué autour des usines en fonctionnement et conformes aux normes en vigueur.

Des usines d’incinération propres et parfaitement intégrées au milieu local

Pour autant, l’étude d’impact ne se limite pas à la question sanitaire ; elle couvre l’ensemble des paramètres environnementaux. Ainsi, les usines d’incinération modernes sont conçues pour être intégrées à leur environnement et ne pas causer de « pollution visuelle ». Grâce au traitement « paysager » dont elles bénéficient, leur style n’a plus rien à voir avec les « caisses à savon » d’antan.

Les sources d’odeurs potentielles sont également soigneusement traitées. Par exemple, la fosse de réception des déchets est maintenue sous vide léger et l’air de combustion y est aspiré afin de détruire les odeurs générées par des déchets ayant commencé à fermenter.

Le bruit fait aussi l’objet d’études poussées. Dès la conception de l’usine, les équipements sont dessinés et disposés de façon à satisfaire à des exigences très sévères en ce domaine (moins de 70 dB le jour, et 60 la nuit) : les turbo-alternateurs sont enfermés dans des salles isolantes ; les aéro-condenseurs sont orientés de manière à ce que le ronronnement des ventilateurs soit envoyé vers le ciel ; les voies de circulation des véhicules de collecte sont étudiés pour minimiser le bruit des moteurs.

Quant à l’augmentation du trafic routier alentour, elle n’est pas différente de celle générée par toutes les filières de traitement des déchets. Le choix et l’aménagement du circuit d’accès au site fait aussi partie des études d’implantation de l’installation.